ÉVÉNEMENTS
   LE PETIT THÉÂTRE DE L'ÉBRIÉTÉ
Une exposition de Ruppert & Mulot
du 05 au 25 Octobre sur la mezzanine du Confort Moderne
Vernissage le 5 Octobre à 19h en présence de Jérôme Mulot
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Dj Set programmé par l'O.H.,
AWESOME TAPES FROM AFRICA (New York)
+ DJ AMOS ZATOPEK.

Visite de l'expo du lundi au vendredi de 10h à 12h et 14h à 17h
et les soirs de concert au Confort Moderne


Le Petit Théâtre de l’Ebriété est notre dernier coup de cœur en matière d'exposition ludique et caustique qui réjouit, interpelle et éveille la curiosité.
« Inspirée de Gogo Club de Florent Ruppert et Jérôme Mulot, elle raconte l’histoire de six personnes devant jouer l’ébriété pour une pièce de théâtre. Néanmoins, l’une d’elles la joue toujours mieux que les autres, suscitant jalousie et commérages. »

Le Petit Théâtre de l’Ebriété est une série phénakistiscopes en volume (découpages sur platines vinyles, et lumière stroboscopique) conçues par Florent Ruppert et Jérôme Mulot.
Issus du fanzinat, ces derniers se sont faits connaître par leurs albums publiés principalement par L'Association. Bousculant les codes de la bande dessinée (visages neutres mais attitudes expressives, arborescences de dialogues bizzares, situations triviales voire inconfortables) ils s'imposent comme chefs de fils d'une nouvelle génération d'auteurs.

Co-produit et montré pour la première fois par le festival Sismics de Sierre (Suisse), Le Petit Théâtre de l’Ebriété a été exposé à la Biennale d'art contemporain du Havre en octobre 2010, et dernièrement au festival international de Fumetto à Bologne (Italie). C'est avec grand plaisir que nous le présentons à Poitiers en tant que volet expérimental de l'événement CINÉ ZINE – De la Hammer à Mad Movies... (projections, tables rondes, salon OFNI, ateliers...) http://cinezine2011.blogspot.com
evenements/cinezine/cinezine.html

LE PETIT THÉÂTRE DE L'ÉBRIÉTÉ from fanzino on Vimeo.


LES AUTEURS
Florent Ruppert et Jérôme Mulot sont nés respectivement en 1979 et 1981 et se sont rencontrés dans la salle d’attente du centre hospitalier de Dijon en 1999. Leur collaboration artistique, où les deux amis participent aussi bien au dessin qu’au scénario, commence en 2002 entre Amsterdam et Dijon sur internet (www.succursale.org). Killoffer les présente à l’Association en 2005 et leur second livre panier de singe reçoit le prix révélation au festival d’Angoulême en 2007. Le Royaume, leur dernier livre sorti en 2011 traite de la vie après la mort dans un au-delà résolument athée.

« Ils pratiquent un genre dont ils sont les inventeurs : le conceptuel pince-sans-rire. Florent Ruppert et Jerôme Mulot, 29 et 27 ans (1), ont subi, certes, l’influence d’auteurs qu’ils ont « admiré sans réserve puis haï par nécessité, car c’est en s’opposant qu’on trouve son propre chemin ». Ce qu’ils cherchaient, quand ils se sont rencontrés aux Beaux-Arts de Dijon, était assez flou. L’un, Ruppert, fait alors de la danse contemporaine et « travaille sur le langage du corps » ; l’autre, sur l’image (« montage photos, fausses vidéos… »). « En sortant de l’école, on a décidé de placer toutes nos ambitions artistiques dans la bande dessinée. Dans l’art contemporain, c’est ce qui demandait le moins d’argent… »
En 2001, le duo n’a pas encore produit le moindre livre mais, de festival en festival, ils pratiquent « la dédicace de pages blanches ». Une performance où les gens qu’ils interpellent deviennent les personnages d’une histoire dessinée en temps réel et nourrie de leurs propos. Ils tournent en dérision le rite de la dédicace. En même temps, ils jettent là les bases d’un univers très personnel où l’on retrouvera leur « goût des discussions un peu bizarres et des rencontres inconfortables, les plus branlantes étant celles qui, sur le papier, marchent le mieux ».
Jean-Christophe Menu, le deus ex machina de L’Association, les repère et publie leurs étonnantes installations graphiques. Arborescences de dialogues, personnages aux visages neutres (« comme les masques du théâtre grec ») mais aux attitudes très expressives (« l’émotion doit passer par le geste »), situations qui oscillent entre trivial, étrange, burlesque, entre hyperréalisme et quasi-abstraction : tout, pour le duo, est démonté et remonté dans « une jouissive manipulation des codes ». Voulez-vous jouer avec Ruppert et Mulot? » Télérama

http://www.succursale.org